02
juin
09

Extrait “Les voleurs d’affiches”

Premier colleur                    – (En secouant vigoureusement deuxième colleur qui dort) Quoi ? Non, pas encore !

Deuxième colleur               – Lâche-moi !

Premier colleur                    – Tu es tout seul ?

Deuxième colleur               – Il est allé pisser.

Premier colleur                    – Il y a combien de temps ?

Deuxième colleur               – Je ne sais plus.

Premier colleur                    – C’était bien à ton tour de monter la garde ?

Deuxième     colleur           – Oui

Premier colleur                    – Je ne sais pas ce qui me retient de t’en coller une !

Deuxième colleur               – (Lui tendant un seau de colle et un pinceau en faisant un signe du menton vers le mur) vas-y, colles m’en une, dépêche-toi, il ne reste pas beaucoup de temps avant que Paris s’éveille.

Premier colleur                    – Tu trouves ça drôle ?

Deuxième colleur               – Je ne vais quand même pas pleurer. Je n’y suis pour rien, ce n’est pas moi qui les enlève.

Premier colleur                    – ça revient au même si tu ne les empêches pas de les enlever !

Deuxième colleur               – Tu sais très bien que je suis narcoleptique. C’est déjà assez dur comme ça d’enduire l’affiche et de la mettre au mur sans que je ne m’endorme et que la colle ne sèche inutilement. Et puis toi t’étais où d’abord ? Je suis peut-être narcoleptique mais vous deux n’arrêtez pas d’aller pisser tout le temps.

Premier colleur                    – (Il s’adresse à un SDF sur un banc) Et vous, vous n’avez rien vu ?

Le SDF                                  – Vu quoi ?

Deuxième colleur               – Tu ne vois pas que t’es en train de lui poser une colle, là ?

Premier colleur                    – Pourquoi tu t’endors jamais quand il faut, comme là tout de suite par exemple (en s’adressant au SDF) Les voleurs !

Le SDF                                 – Quels voleurs ?

Premier colleur                    – (Il désigne un pan de mur où subsistent quelques bribes de papier) L’affiche, là, vous l’avez bien vue l’affiche ?

Le SDF                                 – (Il fronce les sourcils) Heu… ben oui, je crois, je ne suis plus tout à fait sûr.

Deuxième colleur               – Une pub pour des lunettes !

Le SDF                                 – Ah oui oui oui, elle était là la semaine dernière, c’est ça ?

Premier colleur                    – Cette nuit, elle était là cette nuit !

Le SDF                                 – Les pubs, je m’en fous moi. Qu’est-ce que vous voulez que ça me fasse qu’elle ne soit plus là votre affiche ?

Premier colleur                    – A vous rien, je vois bien. Et la consommation, vous la connaissez même si vous êtes aux bancs de la société, allez cuver votre vin !

Le SDF prend une longue rasade de sa bouteille

Deuxième colleur               – Santé ! Il me donne soif, le con.

Le SDF                                 – De toute façon, vous passez votre temps à en coller de nouvelles les unes sur les autres, pourquoi ça vous met dans cet état ?

Premier colleur                    – Parce qu’il faut qu’on les voie avant d’en coller d’autres par-dessus, c’est le principe !

Le SDF                                 – Alors quoi ? Vous faites dans votre froc parce qu’on va vous virer ? Je vous préviens tout de suite, allez chercher un autre banc, celui-ci, c’est le mien.

11
mai
09

le métro, the tube, the subway, underground

 

affiche théâtre006

Avis aux amateurs et aux professionnels

J’ai écrit deux pièces dont l’action se déroule…

dans le métro new yorkais : Le bout du tunnel (35-40 minutes)

et le métro parisien ”les voleurs d’affiches” (30-35 minutes),

avec une distribution totale de 4F, 5H

ça pourrait faire un petit pestacle ?

30
déc
08

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Il y a “neuf” dans 2009…

imagine…

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29
déc
08

bonne-crise-2009b

18
déc
08

Les temps ont changé : “les feuilles mortes”

 

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Oh non je ne veux pas que tu reviennes
Car voilà les jours heureux, c’est fini
Alors tant mieux si tu te fais la belle
Et tu peux marcher à l’ombre aujourd’hui. 

 

Les feuilles mortes, se ramassent au tractopelle
Oui, tu vois j’ai tout oublié
Les feuilles mortes, se ramassent au tractopelle
Tes chaussettes et tes slips  aussi  

 

Alors bon vent, ferme la porte
Et va domir dans ton Audi.
Oui tu vois, j’ai tout oublié,
Tous les disques que tu rayais  

Les feuilles mortes se ramassent au tractopelle
Les chaussettes et les slips  aussi
Et mon amour déçu et rebelle
Sourit encore devant l’ironie  

Je t’aimais tant, tu étais si poli,
Comment veux-tu que je l’oublie?
Alors tant mieux si tu t’es fait la belle
Et tu peux marcher à l’ombre aujourd’hui.

 

 

Tu étais pourtant mon idiot de mari
Mais je n’ai que faire des benêts
Tous les disques que tu rayais
Plus jamais je ne les écouterai 
 

C’est une rengaine qui nous ressemble,
Toi tu m’ trompais, moi je chialais
Et nous gueulions, tous deux ensemble,
Toi tu m’ trompais, moi je chialais

 

Car la vie sépare ceux qui s’aiment
Sans prendre de gants, en faisant du bruit
Pour que la belle mère essuie la table
Et puis remballe l’argenterie

 

C’est une rengaine qui nous ressemble,
Toi tu m’ trompais, moi je chialais
Et nous gueulions, tous deux ensemble,
Toi tu m’ trompais, moi je chialais

 

Car la vie sépare ceux qui s’aiment
Sans prendre de gants, en faisant du bruit
Pour que la belle mère essuie la table
Et puis remballe l’argenterie

28
nov
08

“L’ado” (sketch)

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Saluuuuuuuuuut, c’est Zaaaaaaaab’ ne me regarde pas, je suis moche…!!! ouais, l’adolescence, je peux t’en causer…

(un sketch en pleine enfance, une vidéo prochainement, peut être)

 

28
nov
08

En écriture

Je suis en train d’écrire un texte, “un One Woman Show”, enfin pas exactement mais chut…

un avant-goût ?

Alors me voila dans le caniveau et ce n’est pas le reflet de la lune que j’y vois. Moi je n’ai pas de face cachée, juste un profil pas avantageux sur MySpace. C’est nickel, avec la wifi on peut bloguer dans le caniveau. Les clébards viennent hurler à la mort entre mes jambes. Un caniveau c’est plus profond que le plus profond des océans. Capitaine Némo ne s’y aventurerait pas même avec un génie visionnaire. On n’envoie pas les garde-côtes, c’est trop dangereux. Il n’y pas de saumon assez courageux pour y nager à contre courant, que des femmes qu’on appelle des morues ou dont on dit « vise un peu la moule ».

J’ai appris à lire les lignes de la voûte plantaire des va-nu-pieds mais j’en ai eu marre, je n’arrivais pas à y voir l’avenir. Y a un talon qui y est resté un jour, dans le caniveau. Je l’ai appelé Achille. Il s’était cru invulnérable sous le poids d’une cheville qui avait trop gonflé. Dans sa flaque de pisse de chien, j’ai voulu lui raconter l’histoire des chaussures de Cendrillon pour lui redonner le moral. Qu’on allait peut être le recoller et qu’il irait au bal. Il s’est mis à chialer, il ne connaissait que la chanson de Téléphone. J’ai continué, ça diluait un peu l’urine.

24
nov
08

Petit texte deviendra grand ?

Bientôt disponible sur le site du Proscenium, une pièce courte au long titre (dans le cadre de l’appel à textes “de la scène à la lune”) :

“Au fond de la cour à gauche,

sous le petit nuage de Magellan”

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Donc naturellement, un petit extrait :

Arnaud (off côté jardin)    - Le seul astre qu’il est impossible de regarder à travers le télescope au risque de se brûler la rétine, c’est le soleil. C’est pour cela que je n’ai jamais osé la regarder quand elle était près de moi, même si par amour, j’étais déjà aveugle.

 

Murphy   (off côté cour) - Je crois que je suis amoureux. Elle s’appelle Cloé, c’est ma voisine de palier. Elle a le regard vaginal, profond et humide. Et puis elle a une taille de guêpe. L’autre jour elle m’a sorti en tirant sur sa clope « parfois j’ai l’impression d’être une fourmi de dix-huit mètres et en plus j’existe ». Je suis pas sûr d’avoir bien compris mais je sais que c’est balèze.

12
nov
08

De l’avant même si c’est pas de la scène

Les articles de Noel sont déjà dans les rayons et si j’ai déjà acheté mon agenda 2009, je ne ferai pas le bilan de 2008.

De nouvelles idées ne cessent d’envahir ma boîte cranienne, c’est ce qui compte.  Je ne ferai pas non plus de résolutions. Je me fixerai juste des objectifs réalisables, comme prendre une douche tous les jours et je lancerai des défis tellement fous que vous me trouverez d’une audace ineffable…

 

des défis qui de par ma force de caracère sont déjà des prédictions…

 

JE NE FINIRAI JAMAIS A L’OLYMPIA

21
oct
08

Quand les saucisses n’auront plus de bouts

Quand les saucisses n’auront plus de bouts

Les enfants finiront leur assiette

Quand les saucisses n’auront plus de bouts

Les charcutiers feront risette

Quand les saucisses n’auront plus de bouts

Ils ne feront plus de paupiettes

Quand les saucisses n’auront plus de bouts

Les politiciens ne feront plus de boulettes

Quand les saucisses n’auront plus de bouts

On ne mangera plus à la sauvette

Quand les saucisses n’auront plus de bouts

On squattera les toilettes

Quand les saucisses n’auront plus de bouts

Le menu ne sera plus un casse-tête

Quand les saucisses n’auront plus de bouts

Tous les jours ce sera la fête

Quand les saucisses n’auront plus de bouts

Il n’y aura plus besoin de faire la quête

Quand les saucisses n’auront plus de bouts

Fini dans le monde alors la disette

Quand les saucisses n’auront plus de bouts

Ah oui vraiment ce sera chouette

Quand les saucisses n’auront plus de bouts

Qu’en penseront les quéquettes ?